La Tunisie à la Biennale di Venezia

 

Une performance interactive : The Absence of Paths

Ouvert au public du 13 mai au 26 novembre 2017

Pour la première fois depuis 1958, grâce au parrainage du Ministère des affaires culturelles tunisien, la Tunisie est présente à la 57e exposition internationale d’art contemporain de la Biennale di Venezia. Ce pavillon se présente de manière atypique, loin de l’espace classique présentant des œuvres et des artistes. Il prend la forme d'une action symbolique et interactive destinée à servir de tremplin à la thématique des frontières et à mettre en exergue l'esprit même de la Biennale, un monde sans frontières. 

Avec ses trois Kiosques, le pavillon présente une performance artistique assurée par neuf jeunes tunisiens touchés par la migration, venus représenter la Tunisie, absente depuis 59 ans  de la Biennale de Venezia, aux côtés d’artistes confirmés. Avec son concept inédit, le pavillon tunisien a fait parler de lui dès les premières heures de l’ouverture de la biennale, comme en témoignent les nombreux articles de presse et ces chiffres :

  • 40 000 Freesas (visa universel) émis en 110 jours et encore 87 jours à venir.
  • Plus de 93 médias à travers le monde en ont parlé, telle que le New-York Times , The Wall-Street Journal, Le Monde…
  • Plus de 7 000 fans sur Facebook  et plus de 2 500 followers sur Instagram dès le premier mois de l’ouverture de la biennale.

​A cette occason venise se transforme en un théâtre à ciel ouvert qui tente de représenter un micro monde à travers des pavillons nationaux où il devient possible de circuler d’une nation à une autre sans entraves.

C'est dans ce contexte que se situe la participation tunisienne : en partant du constat que la Tunisie est une terre de migrations par son histoire et son actualité, il s'agit pour nous d'interpeller le public international de Venise sur l’abolition des frontières géographiques et culturelles, de dénoncer l’intolérance et la défiance de l'Autre qui sont aujourd'hui au cœur du phénomène migratoire, de faire réfléchir les visiteurs sur leur propre façon de se déplacer et sur les chemins qu’ils empruntent dans ce monde, de leur donner l'envie d'appartenir à une communauté humaine qui redessine autrement les frontières et en renégocie les contours.

Notre pays évoque à cette occasion une remise en question de la notion de territoire à travers une performance intitulée The Absence Of Paths où par l’intermédiaire de trois points symboliques, les visiteurs de la Biennale accéde au rêve d’une nation migrante. Dans cette continuité d’abolition des frontières et au au-delà de Venise, la réflexion se poursuit à travers une plateforme interactive en ligne, qui présente les contributions d’artistes et d’intellectuels sous des formes diverses allant de l’essai à l’enregistrement audio. 

CURATORIAL STATEMENT (en anglais)

“I didn’t come here of my own accord, and I can’t leave that way.

Whoever brought me here, will have to take me home.”

Maulana Rumi (1207-1273)

The Absence of PathsTunisia’s first national pavilion since 1958, challenges contemporary political order through an interactive performance intended to inspire further enquiry into human movement. Curated by Lina Lazaar, commissioned by The Presidency of the Tunisian Republic and the Ministry of Cultural Affairs, The Absence of Paths marks a continued partnership between the public and private stakeholders in Tunisia’s flourishing Art community. 

Through a process of reductionism, The Absence of Paths makes use of Venice’s representation during the 57th Biennale as a microcosm of our planet. Leveraging the existence of the various national pavilions, as well as the multiethnic, culturally diverse, and intentionally transient ‘visitors’ accessing the island of Venice, The Absence of Paths presents participants the means to lodge an artistic challenge towards the reinvigorated strands of nationalism at the forefront of sociopolitical activity today. The Absence of Paths will further enable each and every participant to continue their personal protest, beyond Venice, in the most sacred of national forums -their passport- and to shed the baggage of national identity that is stifling our collective human consciousness.

“I continue to be inspired by Pangaea, and imagine a world connected in the truest sense of the word,” states Lina Lazaar. “How should we deal with our interconnectedness, and during these cyclical periods of separation, remain true to our common heritage? The reminder that we are all ‘Only Human’ is the inspiration behind the Absence of Paths, and with some luck, will be the panacea participants will take with them, through their every step.”  

The Pavilion, in part inspired by Tunisia’s destination as a migratory launch pad into Europe, is a-typical in its physical manifestation, set away from the Aresenale and the Giardini, ensuring an experience that is everywhere and nowhere, a project void of traditional art or artists. The majestic, art-empowered, open-air theatre that is Venice, buzzing with visitors on the move, from one national exhibition, to the next, is at the heart of The Absence of Paths. Tunisia’s contribution - a thought experiment that can only exist through the prism of the Art world – is being curated to include, among others, real life contributions from aspirant migrants. This has been the most powerful, yet challenging, component of what is intended to be a waltz between the city of Venice and her many stage actors. 

The debate extends beyond the physical space of Venice, through an interactive online platform which will feature text, video, audio, recipes, and photography collected from a wide range of thinkers, and will serve as a meeting point for visitors around the world.

At 10.30 each day from 9 – 12 May, short readings and performances will take place at the pavilion. A full programme and locations will be announced in late April.